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Marionette 1 by ~Melick:iconMelick:



1

Une explosion m’extériorise de cet environnement organique, j’étais bas dans le ciel et maintenant je tombe haut vers le sol. Ce n’est pas grave, le dur gazon de béton va amortir ma chute monté. Comme prévu j’atterris  sur le pavé de goudron végétal, je suis aussi amorti dans l’implosion de mon sang qui s’écoule vers ce fabuleux plancher d’asphalte naturel parsemé de pissenlit et de verdure. Grâce la chaleur de cette journée d’hiver, mon hémoglobine se sublime sous forme gazeuse pour aller rejoindre les sommets des plus profondes  fosses.

Je parcours de la distance qui me sépare de la foret, là où je veux aller vivre depuis que j’ai quitté mon étrange domaine natal. Je m’assois sur mes deux jambes et je contemple de mes narines la nature pucelle. L’odeur des pins me parviens aux oreilles, le reflet du soleil sur les ruisseaux limpides me laisse un goût sucré dans la bouche. Je caresse les myriades de petites bêtes poilues à l’aide des mes yeux. Le temps passe près de moi, les secondes s’écoule comme des gouttes d’eau je vis une vie sauvage qui me plait bien. Un corbeau de couleur blanche vient me parler, nos avons un échange verbal intense sur le sens de la vie puis il repart. Après cela, quelques jours passe durant la nuit et j’aperçois une figure étrange de banalité. Il ouvre grand son orifice buccal et il sort ceci :

- Je suis perdu et je suis oh !pressé, le temps c’est de l’argent et là je perd mon temps ! Mon temps s’écoule à travers mes poches trouées.

Je le regarde et constante qu’il est fait de plastique, ses yeux n’ont qu’une expression statique, son visage est figé de trait artificiel, ses mouvements sont saccadés comme quelqu’un de nerveux et en fait, je remarque que c’est une marionnette. Une main géant flotte au dessus de lui pour l’articuler, et le nom de cette dernière est caché, je ne peux le lire. Il me dit son nom, il s’appelle Jean-Jacques Boucher, sa peau de polymère suinte la nervosité, il est emplit de puce nerveuse, il gigote sans cesse et joue avec une petite pièce de métal doté d’une gravure qui représente une vieille dame hideuse.

- Je suis où, je suis où ! Je veux retourner dans mon créneaux, mon berceaux, mes barreaux.

Sa voix est emplit de panique, il me dit qu’il veux retourner dans son de lieu de banc je ne comprend pas trop son langage rapide dominé par le stress. Il me fait une description sommaire et je comprends qu’il me parle de l’endroit hurluberluesque ou je suis atterri par le dessous il y a de cela quelques siècles Vénusien. Je raccompagne ce Jean-Jacques Boucher, fait de pièce détaché, fabriqué, monté en usine et nous quittons cette nature hétérogène pour ce lieu de banc homogène ou banlieue je ne sais pas comment le dire. Nous y sommes, et je note des différences subtiles tel un éléphant déboulant des marches entre ce lieu et la nature. Ici il n’y pas de vie, tout est fait en plastic, l’herbe, les oiseaux (et leur gazouillement), les gens  (et je remarque qu’ils tous sont des marionnettes exactement identiques à Jean-Jacques), les arbres, les étendus d’eau ici ne s’appelle pas lac mais piscine et ils sont tous pollués par un produit chimique nommé chlore qui a tué tous les algues et les poissons. Jean-Jacques me montre sa maison qui est une parfaite copie de toute les autres ici. Il me fait entrer dans sa demeure et me questionne :

-Ou sont tes parents, qu’est qu’ils font ?
- Mes parents…c’est quoi ça ?
- Et qu’est que tu fais sans parents ! Comment tu fais !
- Qu’est que je fais…je vie je fais ça en respirant, en mangeant et en pensant.
- Mais de quoi tu parles, pour vivre ça prend une maison, une voiture et un travail, c’est le strict minimum !
- Je ne pense pas avoir rien de cela.
-     QUOI ! Mon pauvre enfant, je vais t’aider ! Je vais être ton père et tu vas être le fils que je n’ai jamais eu, tu as en plein l’apparence que je voulais et en plus tu es gratuit pas besoin de t’acheter. Je vais t’envoyer à l’école.
- Euh…d’accord.

Je suis intrigué, donc j’accepte.
©2008-2009 ~Melick
:iconmelick:

Author's Comments

Un vieux texte que j'ai retrouvé sur mon ordinateur, je ne me souvenais plus de l'avoir écrit. Je l'ai lu et je l'ai trouvé intéressant donc j'ai décidé de le poster ici et de le continuer plus tard.

Comments


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:iconbenoit-sans-l-accent:
Hey Antoine!
J'trippe vraiment sur ce texte-là!

C'est assez simple, mais je trouve ça vachement génial. Y'a vraiment un ti-quelque chose qui me fait vraiment apprécier ton histoire.

Ce sera mon premier texte dans mes favoris!
:iconmelick:
Wow merci beaucoup ! Je sais pas quoi dire sauf merci beaucoup et que Boris Vian est ma principale source d'inspiration pour ce texte. Je vais peut-être écrire une suite

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In a insane world the sane people are the insane

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August 31, 2008
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