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Une explosion mextériorise de cet environnement organique, jétais bas dans le ciel et maintenant je tombe haut vers le sol. Ce nest pas grave, le dur gazon de béton va amortir ma chute monté. Comme prévu jatterris sur le pavé de goudron végétal, je suis aussi amorti dans limplosion de mon sang qui sécoule vers ce fabuleux plancher dasphalte naturel parsemé de pissenlit et de verdure. Grâce la chaleur de cette journée dhiver, mon hémoglobine se sublime sous forme gazeuse pour aller rejoindre les sommets des plus profondes fosses.
Je parcours de la distance qui me sépare de la foret, là où je veux aller vivre depuis que jai quitté mon étrange domaine natal. Je massois sur mes deux jambes et je contemple de mes narines la nature pucelle. Lodeur des pins me parviens aux oreilles, le reflet du soleil sur les ruisseaux limpides me laisse un goût sucré dans la bouche. Je caresse les myriades de petites bêtes poilues à laide des mes yeux. Le temps passe près de moi, les secondes sécoule comme des gouttes deau je vis une vie sauvage qui me plait bien. Un corbeau de couleur blanche vient me parler, nos avons un échange verbal intense sur le sens de la vie puis il repart. Après cela, quelques jours passe durant la nuit et japerçois une figure étrange de banalité. Il ouvre grand son orifice buccal et il sort ceci :
- Je suis perdu et je suis oh !pressé, le temps cest de largent et là je perd mon temps ! Mon temps sécoule à travers mes poches trouées.
Je le regarde et constante quil est fait de plastique, ses yeux nont quune expression statique, son visage est figé de trait artificiel, ses mouvements sont saccadés comme quelquun de nerveux et en fait, je remarque que cest une marionnette. Une main géant flotte au dessus de lui pour larticuler, et le nom de cette dernière est caché, je ne peux le lire. Il me dit son nom, il sappelle Jean-Jacques Boucher, sa peau de polymère suinte la nervosité, il est emplit de puce nerveuse, il gigote sans cesse et joue avec une petite pièce de métal doté dune gravure qui représente une vieille dame hideuse.
- Je suis où, je suis où ! Je veux retourner dans mon créneaux, mon berceaux, mes barreaux.
Sa voix est emplit de panique, il me dit quil veux retourner dans son de lieu de banc je ne comprend pas trop son langage rapide dominé par le stress. Il me fait une description sommaire et je comprends quil me parle de lendroit hurluberluesque ou je suis atterri par le dessous il y a de cela quelques siècles Vénusien. Je raccompagne ce Jean-Jacques Boucher, fait de pièce détaché, fabriqué, monté en usine et nous quittons cette nature hétérogène pour ce lieu de banc homogène ou banlieue je ne sais pas comment le dire. Nous y sommes, et je note des différences subtiles tel un éléphant déboulant des marches entre ce lieu et la nature. Ici il ny pas de vie, tout est fait en plastic, lherbe, les oiseaux (et leur gazouillement), les gens (et je remarque quils tous sont des marionnettes exactement identiques à Jean-Jacques), les arbres, les étendus deau ici ne sappelle pas lac mais piscine et ils sont tous pollués par un produit chimique nommé chlore qui a tué tous les algues et les poissons. Jean-Jacques me montre sa maison qui est une parfaite copie de toute les autres ici. Il me fait entrer dans sa demeure et me questionne :
-Ou sont tes parents, quest quils font ?
- Mes parents
cest quoi ça ?
- Et quest que tu fais sans parents ! Comment tu fais !
- Quest que je fais
je vie je fais ça en respirant, en mangeant et en pensant.
- Mais de quoi tu parles, pour vivre ça prend une maison, une voiture et un travail, cest le strict minimum !
- Je ne pense pas avoir rien de cela.
- QUOI ! Mon pauvre enfant, je vais taider ! Je vais être ton père et tu vas être le fils que je nai jamais eu, tu as en plein lapparence que je voulais et en plus tu es gratuit pas besoin de tacheter. Je vais tenvoyer à lécole.
- Euh
daccord.
Je suis intrigué, donc jaccepte.















Comments
J'trippe vraiment sur ce texte-là!
C'est assez simple, mais je trouve ça vachement génial. Y'a vraiment un ti-quelque chose qui me fait vraiment apprécier ton histoire.
Ce sera mon premier texte dans mes favoris!
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In a insane world the sane people are the insane
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